CABINET COMPTABLE : METTRE EN PLACE L'ÉPARGNE SALARIALE ET L'INTÉRESSEMENT DANS VOTRE TPE-PME
Intéressement, PEE, abondement : découvrez comment mettre en place l'épargne salariale dans votre TPE-PME avec l'accompagnement du Cabinet Cantini à Bordeaux.
Au-delà des obligations comptables, un cabinet comptable peut accompagner les dirigeants dans la mise en place de dispositifs favorisant à la fois la motivation des équipes et la performance de l'entreprise.
L'épargne salariale et l'intéressement figurent parmi les solutions les plus attractives pour associer les collaborateurs aux résultats de l'activité tout en bénéficiant d'un cadre social et fiscal spécifique. Avec les évolutions réglementaires récentes, ces mécanismes méritent plus que jamais d'être étudiés.
Nous vous aidons à comprendre comment les mettre en place et vous présentons les avantages qu'ils peuvent apporter à votre entreprise et à vos salariés.
1. Ce que recouvre vraiment l'épargne salariale
Pour un dirigeant, comprendre les mécanismes de l'épargne salariale est une étape importante avant d'envisager leur mise en place. Un cabinet comptable peut accompagner l'entreprise dans l'analyse des dispositifs existants, leur paramétrage et le respect des obligations applicables.
Derrière cette notion se cachent plusieurs mécanismes qui poursuivent des objectifs différents, même s'ils sont souvent regroupés sous une même appellation.
L'épargne salariale permet d'associer les salariés aux performances ou aux résultats de l'entreprise tout en leur offrant la possibilité de constituer une épargne dans un cadre collectif. Elle peut également s'inscrire dans une réflexion plus large sur la politique de rémunération, l'attractivité de l'entreprise et la fidélisation des équipes.
Avant de choisir un dispositif, il est essentiel de distinguer les principaux mécanismes qui composent l'épargne salariale. Intéressement, participation, PEE et PERECO répondent à des logiques différentes et peuvent être utilisés de manière complémentaire.
1.1. L'intéressement : une prime liée aux performances de l'entreprise
L'intéressement est un dispositif facultatif qui peut être mis en place dans toute entreprise employant au moins un salarié. Son objectif consiste à associer les collaborateurs à l'atteinte de résultats ou d'objectifs définis dans un accord conclu au sein de l'entreprise.
Les critères retenus peuvent être adaptés à l'activité exercée. Ils peuvent par exemple être liés au chiffre d'affaires, au résultat, à la productivité, à la qualité de service ou encore à la satisfaction de la clientèle. L'accord fixe précisément les modalités de calcul ainsi que les règles de répartition entre les bénéficiaires.
Cette souplesse constitue l'un des principaux atouts du dispositif. Elle permet d'adapter les objectifs aux réalités de l'entreprise tout en créant un lien direct entre la performance collective et la rémunération complémentaire versée aux salariés.
Les sommes attribuées peuvent être perçues immédiatement ou être investies sur un plan d'épargne selon les choix du salarié. Dans ce second cas, elles participent à la constitution d'une épargne à moyen ou long terme.
Le montant de l'intéressement reste encadré par la réglementation. Selon les informations publiées par Investissement-Locatif, le plafond individuel est fixé à 75 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit environ 34 758 € par bénéficiaire en 2026.
Pour l'entreprise, l'intéressement représente également un moyen d'impliquer davantage les équipes dans les objectifs communs. Sa mise en œuvre nécessite toutefois une rédaction rigoureuse de l'accord afin de garantir sa conformité et sa bonne application dans le temps.
1.2. La participation : un partage des bénéfices encadré par la réglementation
La participation repose sur un principe différent. Elle consiste à redistribuer aux salariés une partie des bénéfices réalisés par l'entreprise selon des règles prévues par les textes.
D'après les informations du Ministère de l'Économie, ce dispositif est obligatoire dans les entreprises comptant au moins 50 salariés. Les structures dont l'effectif est inférieur peuvent également choisir de le mettre en place de manière volontaire.
Contrairement à l'intéressement, qui repose sur des objectifs librement définis dans un accord, la participation s'appuie sur une formule de calcul encadrée. Les sommes obtenues sont ensuite réparties entre les salariés selon les modalités retenues par l'entreprise dans le respect des dispositions applicables.
La participation s'inscrit dans une logique de partage de la valeur créée par l'activité de l'entreprise. Elle permet d'associer durablement les salariés aux résultats financiers tout en développant un sentiment d'appartenance à l'organisation.
Depuis 2025, le cadre réglementaire a évolué pour certaines PME. Les entreprises de moins de 50 salariés réalisant un bénéfice net fiscal représentant au moins 1 % du chiffre d'affaires pendant trois exercices consécutifs doivent mettre en place un dispositif de partage de la valeur.
Plusieurs solutions peuvent répondre à cette obligation. Selon la situation de l'entreprise, l'intéressement, la participation ou d'autres mécanismes de partage peuvent être envisagés. Une analyse préalable permet d'identifier le dispositif le plus adapté au contexte économique et social de la structure.
1.3. Le PEE et le PERECO : des solutions d'épargne pour les salariés
L'intéressement et la participation génèrent des sommes qui peuvent être versées directement aux salariés ou être investies dans des dispositifs d'épargne collective.
Le Plan d'Épargne Entreprise, généralement appelé PEE, constitue l'un des supports les plus utilisés. Il peut accueillir les primes issues de l'intéressement, les sommes versées au titre de la participation ainsi que les versements volontaires des salariés.
L'épargne est investie sur différents supports financiers sélectionnés dans le cadre du plan. Les sommes deviennent en principe disponibles après une période de cinq ans, sous réserve des cas de déblocage anticipé prévus par la réglementation.
À l'issue de cette période, le capital récupéré bénéficie d'un régime fiscal spécifique. Les gains demeurent soumis aux prélèvements sociaux selon les règles applicables.
Le Plan d'Épargne Retraite Collectif, ou PERECO, poursuit un objectif davantage orienté vers la préparation de la retraite. Il permet également de recevoir les sommes issues de l'intéressement, de la participation ou des versements volontaires.
L'entreprise peut compléter l'effort d'épargne des salariés grâce à l'abondement. Ce mécanisme consiste à verser une contribution complémentaire dans les limites prévues par la réglementation. Il renforce l'attractivité du dispositif tout en encourageant la constitution d'une épargne de long terme.
Le choix entre un PEE, un PERECO ou une combinaison des deux dépend de nombreux paramètres à savoir: l’effectif, la politique de rémunération, les objectifs de fidélisation ou encore l'horizon d'épargne recherché.
L'accompagnement d'un professionnel permet d'évaluer les différentes options et de construire un dispositif cohérent avec les objectifs de l'entreprise et les attentes des salariés.
2. Les avantages fiscaux et sociaux : un levier pour les entreprises accompagné par un cabinet comptable
Lorsqu'une entreprise envisage de mettre en place un dispositif d'épargne salariale, la question des avantages fiscaux et sociaux occupe souvent une place centrale dans la réflexion. Au-delà de l'intérêt pour les salariés, ces mécanismes offrent également un cadre particulièrement favorable pour l'employeur.
L'intéressement, la participation, le PEE ou encore le PERECO permettent de distribuer une rémunération complémentaire selon des modalités différentes de celles d'un salaire classique. Cette distinction entraîne des conséquences importantes en matière de cotisations sociales et de fiscalité.
Pour les TPE et les PME, ces dispositifs peuvent contribuer à renforcer l'attractivité de l'entreprise tout en maîtrisant son coût global de rémunération. Encore faut-il bien comprendre les règles applicables afin de choisir les solutions les plus cohérentes avec les objectifs poursuivis.
2.1. Des cotisations patronales limitées pour l'entreprise
L'un des principaux avantages de l'épargne salariale réside dans son traitement social. Les sommes versées dans le cadre d'un accord d'intéressement, d'un dispositif de participation ou d'un abondement ne supportent pas les mêmes charges qu'une rémunération traditionnelle.
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 maintient un forfait social à 0 % pour les entreprises de moins de 50 salariés sur l'intéressement, la participation ainsi que sur les abondements versés dans le cadre d'un PEE ou d'un PERECO.
Pour une TPE ou une PME concernée, cette mesure représente un avantage significatif. Une prime d'intéressement peut être versée aux salariés sans générer de forfait social supplémentaire pour l'employeur. Le coût global du dispositif reste donc plus maîtrisé que celui d'une augmentation de salaire classique.
Les sommes versées au titre de l'intéressement sont également déductibles du résultat imposable de l'entreprise. Cette caractéristique renforce l'intérêt du mécanisme dans une logique de partage de la valeur avec les équipes.
Les entreprises dont l'effectif est compris entre 50 et 249 salariés bénéficient également d'un régime favorable. L'intéressement reste exonéré de forfait social jusqu'au seuil de 250 salariés, ce qui permet à de nombreuses PME de conserver un cadre social avantageux malgré leur croissance.
Ces règles expliquent pourquoi l'épargne salariale est aujourd'hui étudiée par de nombreuses entreprises qui souhaitent associer davantage leurs collaborateurs aux performances de l'activité tout en conservant une gestion maîtrisée de leurs charges sociales.
2.2. Une rémunération complémentaire avantageuse pour les salariés
Les bénéfices de l'épargne salariale ne concernent pas uniquement l'entreprise. Les salariés profitent également d'un cadre social et fiscal spécifique qui distingue ces dispositifs d'une rémunération classique.
Les sommes versées au titre de l'intéressement sont exonérées de cotisations salariales, à l'exception de la CSG et de la CRDS. Le montant perçu reste donc généralement plus élevé que celui d'une prime soumise aux cotisations habituelles.
Le traitement fiscal dépend ensuite du choix effectué par le salarié. Lorsque les sommes issues de l'intéressement sont investies sur un plan d'épargne dans les quinze jours suivant leur versement, elles peuvent bénéficier d'une exonération d'impôt sur le revenu dans les limites prévues par la réglementation.
Pour 2026, ce plafond est fixé à 36 045 €. Cette possibilité permet aux bénéficiaires de développer une épargne dans un cadre fiscal favorable tout en participant aux résultats ou aux performances de leur entreprise.
L'intérêt ne se limite pas à l'aspect financier immédiat. Ces mécanismes renforcent également le lien entre l'engagement des équipes et la réussite collective. Ils valorisent la contribution des salariés sans modifier durablement la structure de rémunération fixe de l'entreprise.
Pour les employeurs, cette souplesse représente souvent un atout dans une politique de fidélisation ou de reconnaissance des collaborateurs.
2.3. L'abondement : un complément financé par l'entreprise
L'abondement constitue l'un des dispositifs les plus attractifs de l'épargne salariale. Il permet à l'employeur de compléter les versements réalisés volontairement par les salariés sur un plan d'épargne.
Lorsqu'un salarié effectue un versement sur un PEE ou un PERECO, l'entreprise peut ajouter une contribution complémentaire selon les règles définies dans le dispositif mis en place.
Le montant de cet abondement est encadré. Pour un PEE, l'employeur peut compléter jusqu'à 300 % du versement réalisé par le salarié, dans la limite de 8 % du plafond annuel de la Sécurité sociale.
En 2026, ce plafond représente environ 3 845 €. Le PERECO permet un abondement plus important puisque le plafond est porté à 16 % du plafond annuel de la Sécurité sociale.
Pour l'entreprise, cette contribution reste déductible du résultat imposable. Dans les structures de moins de 50 salariés, elle demeure également exonérée de forfait social dans les conditions prévues par la réglementation en vigueur.
Pour les salariés, l'abondement constitue un véritable complément d'épargne financé en partie par l'employeur. Chaque versement personnel peut ainsi être renforcé par une contribution supplémentaire, ce qui accélère la constitution d'une épargne à moyen ou long terme.
Le niveau d'abondement mérite toutefois une réflexion préalable. Son montant, les plafonds retenus et les conditions d'attribution doivent être cohérents avec la politique sociale de l'entreprise, ses capacités financières et les objectifs recherchés en matière de fidélisation et d'attractivité.
3. Le dirigeant est lui aussi bénéficiaire
Dans de nombreuses entreprises accompagnées par un cabinet comptable basé à Bordeaux, les dispositifs d’épargne salariale sont souvent perçus comme réservés aux salariés. En réalité, le dirigeant peut également en bénéficier dans certaines conditions, notamment dans les PME de moins de 250 salariés disposant d’au moins un salarié distinct.
Dans un contexte de gestion d’entreprise, cette possibilité est encore trop peu identifiée. Elle concerne principalement l’intéressement et les plans d’épargne comme le PEE ou le PERECO. L’intérêt réside dans la capacité à articuler rémunération du dirigeant et politique de partage de la valeur au sein de l’entreprise.
Un accompagnement par un professionnel permet de clarifier les conditions d’éligibilité et d’intégrer ces dispositifs dans une approche globale de rémunération et de gestion sociale.
3.1. Conditions d’accès aux dispositifs d’épargne salariale pour le dirigeant
Le dirigeant peut bénéficier de l’épargne salariale sous réserve de respecter certaines conditions liées à la structure de l’entreprise.
Dans les entreprises de moins de 250 salariés, l’accès à l’intéressement et aux plans d’épargne est possible à condition qu’au moins un salarié soit présent en plus du dirigeant. Cette règle permet de distinguer la fonction de direction du statut de bénéficiaire du dispositif.
Les principales situations concernées sont les suivantes :
-
entreprise individuelle ou société avec au moins un salarié distinct du dirigeant ;
-
mise en place d’un accord d’intéressement applicable à l’ensemble des bénéficiaires ;
-
ouverture d’un plan d’épargne entreprise ou d’un plan d’épargne retraite collectif ;
-
application des mêmes règles de répartition que pour les salariés, selon les modalités prévues dans l’accord.
Ces dispositifs doivent être mis en place dans un cadre collectif. Le dirigeant est intégré dans le périmètre des bénéficiaires lorsque les conditions d’éligibilité sont réunies, sans traitement individuel spécifique.
3.2. Une capacité de cumul encadrée par la réglementation
L’un des aspects les plus structurants concerne les plafonds applicables aux sommes exonérées d’impôt sur le revenu. En 2026, un dirigeant de PME peut atteindre, sous certaines conditions, un cumul global estimé à 50 580 € exonérés d’impôt sur le revenu.
Ce montant se répartit entre plusieurs dispositifs :
-
36 045 € au titre de l’intéressement ;
-
3 845 € au titre de l’abondement sur un PEE ;
-
7 690 € au titre de l’abondement sur un PERECO ;
-
3 000 € au titre de la prime de partage de la valeur.
Ces plafonds correspondent à des règles encadrées par la réglementation sociale et fiscale en vigueur. Ils ne constituent pas un avantage automatique, mais une capacité maximale d’optimisation dans le cadre des dispositifs existants.
L’intérêt pour le dirigeant réside dans la possibilité de structurer une partie de sa rémunération sous forme d’épargne, tout en respectant les règles applicables à l’ensemble des bénéficiaires du dispositif.
3.3. Un équilibre entre rémunération personnelle et dynamique collective
L’épargne salariale permet d’associer deux dimensions souvent complémentaires dans la gestion d’une entreprise.
D’un côté, le dirigeant peut bénéficier d’un cadre fiscal et social favorable pour une partie de sa rémunération. De l’autre, ces dispositifs contribuent à renforcer la motivation et l’implication des équipes autour des résultats de l’entreprise.
Cette double logique repose sur un principe simple : la performance collective alimente des mécanismes de partage qui profitent à l’ensemble des acteurs de l’entreprise.
Dans cette perspective, plusieurs enjeux doivent être pris en compte :
-
cohérence entre politique de rémunération et objectifs de développement ;
-
équilibre entre rémunération fixe et variable ;
-
articulation avec les dispositifs d’épargne salariale existants ;
-
respect des règles de plafonds et de répartition collective.
Un cabinet comptable comme Cantini peut accompagner l’entreprise dans la structuration de ces dispositifs, afin d’en assurer la conformité et la cohérence avec la stratégie globale de rémunération.
L’objectif n’est pas uniquement fiscal ou social. Il s’agit aussi de construire un cadre durable, lisible et équilibré pour l’ensemble des bénéficiaires, dans une logique de gestion maîtrisée de la performance.
4. Comment mettre en place ces dispositifs d’épargne salariale avec un cabinet comptable ?
La mise en place de l’épargne salariale repose sur une démarche structurée qui demande de la rigueur dès les premières étapes. Un cabinet comptable peut intervenir pour sécuriser le cadre juridique, vérifier la cohérence des dispositifs et accompagner l’entreprise dans la rédaction des accords.
Dans la pratique, les modalités varient selon la taille de l’entreprise, son organisation interne et la présence ou non de représentants du personnel. Intéressement, plan d’épargne entreprise ou plan d’épargne retraite collectif suivent néanmoins une logique commune : formaliser un accord, définir des règles claires et assurer leur application dans le temps.
Avant toute mise en œuvre, il est essentiel de construire un dispositif compréhensible, mesurable et adapté à la réalité économique de l’entreprise. Cette phase préparatoire conditionne la qualité et la stabilité du mécanisme sur le long terme.
4.1. La formalisation d’un accord d’intéressement ou d’épargne salariale
La première étape consiste à rédiger un accord qui encadre le dispositif choisi. L’intéressement repose obligatoirement sur un texte écrit, qui définit les objectifs, les modalités de calcul et les conditions de répartition entre les bénéficiaires.
Dans les entreprises dépourvues de délégué syndical ou de représentation du personnel, l’accord peut être mis en place directement avec les salariés. La validation s’effectue alors par ratification à la majorité des deux tiers du personnel concerné.
Une fois finalisé, l’accord doit être déposé auprès de l’administration compétente, la DREETS. Ce dépôt conditionne l’application des régimes sociaux et fiscaux associés au dispositif.
Les principales étapes à retenir sont les suivantes :
-
rédaction de l’accord définissant les règles du dispositif ;
-
consultation ou ratification par les salariés selon la structure de l’entreprise ;
-
dépôt auprès de la DREETS ;
-
application effective sur l’exercice suivant la mise en place.
Ce formalisme permet d’assurer la conformité du dispositif et de sécuriser son application dans le temps. Une rédaction imprécise ou incomplète peut fragiliser l’ensemble du mécanisme.
4.2. La définition de critères de performance clairs et mesurables
La qualité d’un dispositif d’intéressement repose largement sur les critères retenus pour déclencher les versements. Ces critères doivent être précis, mesurables et directement liés à l’activité de l’entreprise.
Ils peuvent porter sur différents indicateurs tels que :
-
le chiffre d’affaires ;
-
le résultat d’exploitation ;
-
la productivité globale ;
-
la qualité de service ;
-
des objectifs opérationnels internes.
L’enjeu consiste à trouver un équilibre entre ambition et réalisme. Des critères trop faciles à atteindre peuvent limiter l’intérêt du dispositif. À l’inverse, des objectifs irréalistes risquent de démotiver les équipes.
Un accord cohérent doit également être compréhensible par l’ensemble des salariés. La transparence des règles favorise l’adhésion et renforce la lisibilité du dispositif dans la durée.
Dans cette phase, l’accompagnement d’un professionnel du chiffre permet de structurer des indicateurs adaptés à l’activité, tout en veillant à leur conformité avec le cadre réglementaire applicable.
4.3. L’anticipation des effets liés au franchissement des seuils sociaux
La mise en place d’un dispositif d’épargne salariale doit également tenir compte de l’évolution de l’effectif de l’entreprise. Le franchissement de certains seuils entraîne des conséquences directes sur les charges sociales applicables.
Lorsque l’entreprise dépasse 50 salariés, le régime social évolue notamment sur certains dispositifs comme la participation ou l’abondement. Le forfait social, qui peut être nul dans les petites structures, devient alors applicable au taux de 20 %.
Cette évolution peut modifier significativement le coût global du dispositif. Une entreprise passant de 49 à 51 salariés doit intégrer cette donnée dans sa gestion prévisionnelle afin d’éviter une hausse brutale des charges.
Plusieurs éléments doivent être anticipés :
-
évolution progressive de l’effectif ;
-
impact du passage du seuil de 50 salariés ;
-
ajustement des dispositifs d’épargne salariale ;
-
cohérence avec la politique de rémunération globale.
Une réflexion en amont permet de lisser ces transitions et d’intégrer les effets de seuil dans une stratégie globale de gestion sociale.
Dans ce contexte, l’accompagnement d’un professionnel permet de sécuriser les choix effectués et d’assurer une continuité dans la politique de partage de la valeur au sein de l’entreprise.
5. Le rôle du cabinet comptable dans la mise en place de l’épargne salariale
Dans de nombreuses entreprises, la mise en place de l’épargne salariale soulève des questions à la croisée de la comptabilité, du droit social et de la gestion de la rémunération. Un cabinet comptable peut intervenir pour structurer cette démarche et sécuriser l’ensemble du dispositif dans le respect du cadre réglementaire.
Un cabinet comptable accompagne généralement les dirigeants dans une approche globale. L’objectif consiste à analyser la situation de l’entreprise, comprendre ses contraintes et proposer une organisation cohérente entre intéressement, participation et plans d’épargne salariale.
L’épargne salariale ne se limite pas à un outil de gestion des primes. Elle s’intègre dans une réflexion plus large sur la politique de rémunération, la fidélisation des équipes et la structuration des avantages sociaux.
Le rôle du cabinet s’articule autour de plusieurs missions complémentaires :
-
Analyse de la pertinence des dispositifs
Étude de la taille de l’entreprise, du niveau de résultat, de la masse salariale et de la structure de rémunération existante. Cette étape permet d’identifier les dispositifs les plus adaptés entre intéressement, participation, PEE ou PERECO.
-
Accompagnement dans la mise en place des accords
Rédaction ou relecture des accords d’épargne salariale, vérification de leur cohérence avec les règles applicables et accompagnement dans la procédure de validation ou de ratification par les salariés lorsque cela est nécessaire.
-
Gestion des formalités administratives
Prise en charge ou supervision du dépôt des accords auprès des organismes compétents, notamment la DREETS, afin de sécuriser l’entrée en vigueur du dispositif.
-
Suivi du calcul et du versement des primes
Assistance dans le calcul de l’intéressement ou de la participation selon les critères définis, en veillant à leur correcte application et à leur conformité avec les règles prévues dans l’accord.
-
Traitement comptable et social des dispositifs
Intégration des sommes versées dans la comptabilité de l’entreprise, gestion des impacts sociaux et coordination avec les autres éléments de rémunération.
-
Cohérence globale de la politique de rémunération
Mise en perspective des dispositifs d’épargne salariale avec les salaires, les éventuels dividendes et les autres outils de rémunération du dirigeant afin de maintenir un équilibre global.
L’intérêt de cette approche réside dans la cohérence d’ensemble. Une entreprise ne raisonne pas uniquement en termes de dispositifs isolés, mais dans une logique de rémunération globale et de gestion sociale structurée.
Selon une étude relayée par l’Autorité des marchés financiers, 86 % des salariés considèrent les dispositifs d’épargne salariale comme attractifs. Ce chiffre illustre l’intérêt croissant pour ces mécanismes dans un contexte où les entreprises cherchent à renforcer leur attractivité.
Dans ce cadre, l’épargne salariale devient un outil à la fois social et organisationnel. Elle permet d’associer les équipes aux résultats tout en structurant une partie de la rémunération dans un cadre encadré et sécurisé.
Selon les situations, plusieurs configurations peuvent être envisagées. L’analyse préalable reste essentielle pour adapter les dispositifs aux besoins réels de l’entreprise et éviter des choix inadaptés ou déséquilibrés.
Un accompagnement professionnel permet ainsi de sécuriser la mise en place, d’assurer la conformité des accords et de garantir la cohérence globale du dispositif dans la durée.
En quelques mots…
L'épargne salariale et l'intéressement ne sont plus des dispositifs réservés aux grandes entreprises. Ils constituent aujourd'hui des outils accessibles qui permettent d'associer les collaborateurs aux résultats de l'activité tout en s'inscrivant dans une démarche de fidélisation et de valorisation du travail accompli.
Lorsqu'ils sont correctement structurés, ces mécanismes peuvent contribuer à renforcer l'engagement des équipes et à soutenir la dynamique de l'entreprise.
Chaque situation mérite toutefois une analyse préalable afin de choisir les dispositifs les plus adaptés aux objectifs poursuivis et aux contraintes de l'organisation. Les aspects sociaux, fiscaux et administratifs doivent être pris en compte pour assurer une mise en œuvre cohérente et sécurisée.
S'appuyer sur un cabinet comptable permet d'aborder ces sujets avec méthode et visibilité. Au-delà du respect des obligations, il s'agit de construire une politique de rémunération complémentaire capable d'accompagner durablement le développement de l'entreprise et de ses collaborateurs.
Contactez-nous dès aujourd'hui pour étudier comment mettre en place l'épargne salariale dans votre entreprise avec le Cabinet Cantini.
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